Le 19 mars 2009, jour de grève interprofessionnelle, je décide d aller au boulot en moto avec ma K6, dont je me sépare dans 2 jours (samedi 21 mars) en échange d une K9.
Trajet de 25 kms entre la maison et mon lieu de travail dont 10 kms sur l autoroute A15 entre Cergy et Paris. Après quelques kms fluides, arrivée sur le traditionnel bouchon de l A15 à l heure de pointe du matin. Là, débute l exercice non moins traditionnel, de la remontée de file entre la voie de gauche et celle du milieu (3 voies de circulation à cet endroit).
Les automobilistes habitués à voir tous les jours les 2 RM se livrer à cet exercice, sont dans leur grande majorité disciplinés ceux de la 3ème file se serrent bien à gauche, et ceux de la voie centrale, se décalent un peu vers la droite, résultat un « boulevard » de 2 mètres de large s ouvre devant les 2 roues.
Et là, c est le piège, parce qu inconsciemment, on a tendance à enrouler un peu plus vite que prévu, surtout avec la pression derrière des « kamikazes » en tout genre qui vous poussent aux fesses et vous font sentir que vous vous trainez.
En règle générale, dès qu il y a un espace entre deux voitures, je m y glisse et je laisse passer les gens pressés et je repars ensuite quand c est plus calme derrière.
Comme je ne me livre à cet exercice que de loin en loin, je manque de pratique sans doute, toujours est t il que ce jour là, un scénic à brusquement décidé de changer de file car il y avait un « trou » dans la file contigüe, freinage d urgence, je me rends compte que la distance d arrêt est trop courte, je vais taper, donc manoeuvre d évitement vers la droite mais avec les freins bloqués je passe à côté du scénic sur l angle et la roue avant décroche, la moto se couche au milieu des voitures à 10-15 km/h en fin de freinage, petite glissade sur 2 3 mètres. Sur le coup je redoute de me faire percuter par une voiture suiveuse, mais heureusement vue la vitesse moyenne (faible), tout le monde s est arrêté.
Je me relève choqué (et penaud ) mais quasi sain et sauf, juste un genou un peu couronné à travers le jean par dessus lequel j ai un pantalon de pluie pour couper l air froid (1° ou 2°) ce jour là. La conductrice du scénic sort de son véhicule décomposée, blanche comme un linge au bord de l évanouissement, je la rassure, je n ai rien de grave et je lui conseille de ne pas rester au milieu de l autoroute et de rejoindre la bande d arrêt d urgence.
Une petite motarde sympa m aide à relever la DL, bien râpée sur le côté, je la remercie et je rejoins la BAU moi aussi.
Après discussion avec la conductrice du scénic, nous convenons d un commun accord d un deal à l amiable et sans discuter elle me fait un chèque de 200 euros sur le bord de la route, pour solde de tout compte.(dans ma tête j évalue les dégâts à 500-600 euros)
Voilà, ce petit récit pour rappeler que ça n arrive pas qu aux autres alors keep safe !